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Sur le bonheur

D’après un ours bien connu, – peut-être plus grâce à Walter qu’à Rudyard, – « il en faut peu pour être heureux ». Certes, il n’en faut pas non plus beaucoup pour être malheureux… Peut-être est-ce juste une question de perspective… « Le bonheur, faisait dire Claude Lelouch à Belmondo dans l’un de ses films, c’est quand les emmerdes se reposent ». Et l’on pourrait multiplier à l’infini les tentatives de définitions.

En ce qui me concerne, j’ai un travail que j’ai choisi et que j’adore, un foyer, une famille, deux enfants et une femme qui m’aime(nt ?), nous vivons en périphérie de Bordeaux, région où il fait bon vivre… Que demander de plus ? Certes, au printemps, on a diagnostiqué à ma fille, Paloma, une tumeur cérébrale, prétendument « incurable » – je n’aime pas beaucoup ce mot auquel je n’accorde pas tellement de sens puisque cela sous-entend que ladite maladie ne peut pas être guérie alors qu’en réalité, c’est simplement qu’on n’a pas encore trouvé comment la guérir, tel un bras invaincu mais non pas invincible–. Alors, oui, je suis heureux et je crois pouvoir affirmer avoir beaucoup de chance, peut-être parce que plus on a d’épreuves, plus on relativise en pensant à tout ce qui ne nous tombe pas dessus, tout ce à quoi on échappe et combien pires pourraient être les choses. Pires, parce que je ne crois ni aux statistiques ni à la fatalité et que j’ai l’absolue certitude que ma fille va guérir. Je ne crois pas que la souffrance donne la moindre légitimité à s’exprimer ni qu’elle rende plus intelligent mais, si cette épreuve que nous traversons peut servir à quelque chose de bien, que ce soit à vous aider, vous qui lisez ces lignes, à relativiser vos tracas du quotidien, à profiter pleinement de tous les bons moments de la vie, à vous réjouir d’un ami qui se manifeste, d’un sourire, d’un rayon de soleil, de toutes les emmerdes auxquelles vous échappez et à celles qui vous font prendre conscience de tous les bonheurs infimes peut-être, infinis, sûrement, à venir, assurément ! Enfin, je crois que le bonheur n’est pas un dû, mais que nous avons le devoir d’être heureux parce qu’il est aussi contagieux que la mauvaise humeur, choisissons donc à tout moment, de voir le verre à moitié plein et d’accepter les épreuves de la vie comme des défis qui nous sont offerts pour nous rendre meilleurs.

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